Son nom 東京 signifie capitale de l'est (par opposition à Kyōto, capitale précédente, située plus à l'ouest) ; son ancien nom japonais est Edo (江戸), porte de la rivière, en référence à la rivière Sumida qui la traverse. Les habitants de Tōkyō sont appelés les Tokyotes ou les Tokyoïtes.
**Présentation**
Tōkyō vue par le satellite LandsatElle est réputée être une des villes où l'immobilier est le plus cher au monde (lors du pic de la bulle immobilière de 1991-1992, le prix du mètre carré à Ginza, centre commerçant et d'affaires, dépassait 100 000 dollars).
Depuis 1999, le gouverneur de Tōkyō est Shintarō Ishihara (石原 慎太郎), un grand écrivain mais aussi très controversé homme politique japonais d'envergure internationale. Le siège du gouvernement métropolitain de Tōkyō, double bâtiment impressionnant de 50 étages dessiné par Kenzō Tange, se trouve dans le quartier de Shinjuku.
Lorsqu'on inclut Yokohama et Kawasaki, l'agglomération de Tōkyō est la plus peuplée du monde avec plus de 30 millions d'habitants en 2002 (le quart de la population japonaise), devant New York et Mexico, toutes les deux dépassant légèrement les 20 millions d'habitants.
En jaune, les 23 arrondissements de TōkyōTōkyō se trouve dans la région de Kantō sur l'île de Honshū qui donne sur l'océan Pacifique. Tōkyō est en fait une des 47 préfectures du Japon (disposant de plus d'autonomie que les autres préfectures) et son nom officiel en ce cas est Tōkyō-to (Préfecture de Tōkyō) (東京都, métropole de Tōkyō), divisée en 23 « arrondissements » (ku, 区) et en « villes » (shi, 市). Au nord de la métropole de Tōkyō se trouve la préfecture de Saitama, et au sud la préfecture de Kanagawa qui abrite Yokohama, la deuxième ville du Japon. À l'est, la préfecture de Chiba où se trouve l'aéroport international de Tōkyō, Narita.
Le centre de Tōkyō, officieusement délimité par la ligne de train circulaire Yamanote, est composé de plusieurs grands quartiers:
-Chiyoda au centre, où se trouve le Palais Impérial,
-Shinjuku le quartier des affaires et des plaisirs nocturnes,
-Shibuya et Harajuku les quartiers pour les jeunes,
-Akihabara le quartier de l'électronique et des ordinateurs,
-Ueno où se trouve un grand parc et un zoo,
-Ginza le quartier du luxe,
-Roppongi le quartier des étrangers et des clubs nocturnes
-Ikebukuro.
**Découpage administratif**
Les 23 arrondissements de TōkyōLa ville de Tōkyō n'existe plus d'un point de vue administratif depuis 1943. A cette date, la ville de Tōkyō a été dissoute et ses arrondissements sont devenus indépendants. La zone des 23 arrondissements spéciaux (特別区, Tokubetsu-ku) forme ce qui est de nos jours appelé la ville de Tōkyō, car elle correspond à l'ancienne municipalité de Tōkyō.
Liste des 23 arrondissements spéciaux formant la ville de Tōkyō.
-Adachi
-Arakawa
-Bunkyō
-Chiyoda
-Chūō
-Edogawa
-Itabashi
-Katsushika
-Kita
-Kōtō
-Meguro
-Minato
-Nakano
-Nerima
-Ōta
-Setagaya
-Shibuya
-Shinagawa
-Shinjuku
-Suginami
-Sumida
-Toshima
-Taitō
**Monuments et bâtiments notables**
-ShibuyaTemples et sanctuaires
-Sanctuaire de Yasukuni
-Meiji Jingu
-Senso-ji à Asakusa
-Autres
-Tour de Tōkyō
-Kabukiza
**histoire**
Edo
Après la bataille de Sekigahara en 1600, Ieyasu Tokugawa, devenu shogun, transforme le petit village d'Edo en capitale militaire et administrative, laissant Kyōto être la capitale officielle et la résidence d'un empereur aux pouvoirs réduits. Il inaugure ainsi la période Edo, appelé également l'ère des shoguns. En 1657, un grand incendie détruisit une grande partie de la ville et tua près de 100 000 personnes. La ville compta près d'un million d'habitants dès le XVIIIe siècle (sur trente millions de japonais).
1855 : tremblement de terre
Tōkyō
septembre 1868 : Edo devient la capitale à la place de Kyōto, et est renommée Tōkyō
1872 : construction de la ligne de chemin de fer Tōkyō-Yokohama
1877 : construction de la ligne de chemin de fer Kōbe-Ōsaka-Tōkyō
1er septembre 1923 : tremblement de terre d'une magnitude de 7,9 : 142 807 morts et disparus
10 mars 1945 : bombardement aérien par les États-Unis (bombardement de Tōkyō). Plus de 100 000 morts
1946 : à la fin de la deuxième guerre mondiale, le Tribunal de Tōkyō s'est tenu dans la capitale
1948 : verdict du Tribunal de Tōkyō
1964 : Jeux Olympiques
1984 : visite du président coréen
1995 : attaque terroriste au gaz sarin dans le métro, tremblement de terre à Kōbe.
**Climat**
La baie de Tōkyō peut subir des tempêtes tropicales ou des cyclones : par exemple le 10 octobre 2004, le typhon Ma-on a fait une dizaine de morts. On a mesuré des vents de 140 km/h et des précipitations importantes (70 mm en une heure). Ce cyclone était le vingt-deuxième de l'aire Asie-Pacifique et le neuvième à frapper directement le Japon depuis juin 2004. La semaine précédente, le typhon Meari, avait fait 22 morts et six disparus.
**Transcription du nom de Tōkyō**
Prononcé /tɔkjo/ en français, ainsi en japonais Fiche, écrit en japonais 東京. La méthode Hepburn donne la graphie Tōkyō (le ō note un o long), la méthode Kunrei propose Tôkyô et la méthode JSL, Tookyoo. On notera également que l'ancienne graphie Tokio — qui était utilisée en français au début du XXe siècle — est toujours utilisée en allemand.
Tōkyō est la transcription en caractères romains (rōmaji) recommandée par la méthode Hepburn.
Les deux « o » de Tōkyō sont des « o » longs et, suivant la méthode Hepburn, un « o » long se transcrit par un « o » surmonté d'un macron (barre horizontale courte). On utilise aussi fréquemment la forme avec accents circonflexes « Tôkyô », soit parce qu'on ne dispose pas du macron, soit parce qu'on désire se conformer à la norme Kunrei.
Cependant la graphie « Tokyo » est elle aussi d'usage fréquent en Occident, malgré la perte d'information sur la longueur du « o » en japonais. Les Japonais eux-mêmes, lorsqu'ils écrivent en romaji, écrivent souvent « Tokyo ».
Le gouvernement japonais autorise également l'utilisation de la graphie « Tohkyoh » sur les passeports, reprenant une représentation des voyelles longues familière aux anglophones.
Pour la France, l'arrêté du 4 novembre 1993 relatif à la terminologie des noms d'États et de capitales, pris conjointement par le ministre des affaires étrangères et le ministre de l'éducation nationale, « recommande » la seule graphie Tokyo


